Possa Laurent

Artiste plasticien né à Sierre le 14 mars 1959, Laurent Possa vit et travaille à Signèse et St Léonard. Il fréquente l’école cantonale des beaux-arts de Sion de 1978 à 1983. Lauréat de plusieurs prix en 1989 et 1992, il obtient une bourse de la fondation Bailly à Lausanne, le prix de l’exposition Jeune peinture suisse à Bâle, ainsi que le prix d’encouragement de l’Etat du Valais. Il expose dans divers lieux en Suisse et à l’étranger et réalise des sculptures destinées au domaine public. Artiste de plusieurs pratiques : peintures, découpages et sculptures monumentales, il participe activement et bénévolement pendant 14 ans au projet collaboratif du centre culturel de la Ferme-Asile à Sion, qu’il perçoit comme un laboratoire d’artistes.

Le travail figuratif de Laurent Possa est inspiré par l’analyse de son propre autoportrait. En 1982, il pose sa tête sur la photocopieuse et redécouvre une autre facette de lui-même. En recopiant sa propre image, il crée les bases de toute son iconographie personnelle. Ces modèles proches des personnages stylisés de l’artiste américain Keith Haring, le font rejoindre la mouvance contemporaine de la figuration libre.

Plus de dix ans après son introspection, les trois œuvres de Possa montrent une nouvelle fois le passage progressif et méditatif réalisé par l’artiste. Il élabore un langage figuratif qui permet de comprendre la clé de ces trois tableaux :
Ses dessins se décomposent et racontent une succession d’histoires autonomes. Il s’agit d’une faune de figures primitives entourées d’êtres fantastiques mi-humains, mi-animaux. L’œil peut, et doit se balader dans toutes les directions pour que chaque observation génère une nouvelle découverte. Par exemple, la queue en spirale de la créature centrale du premier tableau est disposée sur le cœur du personnage ; au loin, on aperçoit une sorte d’ange-gardien qui veille à son bien-être. Ce personnage, qui n’est autre que l’inconscient de l’artiste, effectue une sorte de voyage intérieur et doit être accompagné d’éléments protecteurs.

Sans titre (3)

Le troisième personnage anthropomorphe est en phase de métamorphose. Il tient un prisme triangulaire entre ses mains, possible allégorie mystique de sa mutation. Cette figure est en lien avec l’environnement qui l’entoure, et pourrait se transformer en animal dont les formes primitives sont très présentes dans les contours des œuvres. Cette dernière métamorphose accentue la notion de double...

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